Et si votre chute de cheveux au printemps était tout simplement normale ?
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Vous avez remarqué ? En ce moment, votre brosse est un peu plus fournie qu’en hiver. La baignoire aussi, peut-être. Et sur votre oreiller… ne regardons pas trop.
Rassurez-vous : vous n’êtes pas en train de perdre vos cheveux. Vous vivez tout simplement la chute au printemps, un phénomène bien réel, parfaitement normal, et que les femmes vivent souvent avec beaucoup d’inquiétude — à tort.
Aujourd’hui, je voudrais vous parler de ce sujet avec franchise. Ce qu’Hildegarde nous dit là-dessus (et elle ne dit pas grand-chose, je vous expliquerai pourquoi). Ce que la vision hildegardienne nous apprend malgré tout sur la vitalité du corps. Et ce que moi, naturopathe, j’ai trouvé pour vous aider concrètement.
Pourquoi perdons-nous plus de cheveux au printemps ?
Le cheveu a son propre cycle de vie. Il pousse, se repose, puis tombe pour laisser place à un nouveau cheveu. Ce cycle dure plusieurs années, et il est influencé par les saisons — comme beaucoup de choses dans notre corps.
En automne, les jours raccourcissent. Le corps, stimulé par ce changement lumineux, retient ses cheveux : c’est une forme de mise en veille naturelle. Puis au printemps, quand la lumière revient et s’allonge, tout ce qui était retenu se libère en quelques semaines. C’est mécanique, c’est physiologique, et c’est temporaire.
La chute saisonnière dure généralement 4 à 8 semaines. On estime qu’il est normal de perdre entre 50 et 100 cheveux par jour. Pendant une chute saisonnière, ce chiffre peut monter — ce qui impressionne, je vous l’accorde — mais les cheveux repoussent. C’est un renouvellement, pas une perte définitive.
Chute de cheveux au printemps ou chute excessive : comment faire la différence ?
C’est la question que je reçois le plus souvent en cette période. Et c’est une bonne question, parce que toutes les chutes ne se ressemblent pas.
La chute saisonnière de printemps est diffuse : les cheveux tombent de manière homogène sur tout le cuir chevelu. Elle survient chaque année, souvent à la même période, et se résorbe d’elle-même en quelques semaines. Vos cheveux repoussent bien, ils restent denses dans l’ensemble.
En revanche, certains signaux méritent qu’on s’y arrête :
- La chute dure depuis plus de deux mois sans signe d’amélioration.
- Vous observez des zones moins denses, une raie qui s’élargit, ou des plaques.
- Vos cheveux sont devenus très fins, cassants, sans vitalité.
- Vous traversez une période de fatigue intense, un stress important ou un choc émotionnel récent.
- Vous avez récemment accouché, traversé une chirurgie, ou subi un changement hormonal.
Dans ces situations, il est important de ne pas rester seule avec vos questions. Un bilan biologique peut révéler une carence en fer, en zinc, en vitamines du groupe B, un dérèglement thyroïdien — autant de causes fréquentes d’une chute qui s’installe. Ces bilans sont précieux, et je les encourage toujours avant de se lancer dans des solutions en aveugle.

Ce qu’Hildegarde dit sur les cheveux — soyons honnêtes
Je vais être franche avec vous, comme je le suis toujours sur ce blog : Hildegarde de Bingen ne consacre pas de traité à la chute des cheveux. Elle n’en fait pas un sujet central de ses écrits, contrairement à la digestion, au cœur, aux intestins ou à la gestion des humeurs.
En revanche, dans la tradition qui découle de ses enseignements, on retrouve la mention d’une lotion à la cendre de prunier pour favoriser la pousse des cheveux. Un soin externe, simple, issu du monde végétal — tout à fait dans l’esprit d’Hildegarde qui cherchait toujours à travailler avec ce que la nature offre, sans sophistication inutile.
Mais ce que Hildegarde nous enseigne avant tout, et c’est là sa vraie richesse, c’est que la vitalité du corps est un tout. Elle ne sépare jamais un symptôme du reste de l’organisme. Un cheveu qui tombe en excès, c’est souvent le signe que quelque chose, ailleurs, manque ou est déséquilibré. Et c’est là que ses enseignements deviennent très précieux.
Ce que la vision hildegardienne nous apprend sur la vitalité
Pour Hildegarde, la force du corps vient de ce qu’elle appelait la viriditas — cette force verte, cette énergie vitale qui circule en nous comme la sève dans les plantes au printemps. Quand la viriditas est bien nourrie, le corps rayonne. Les cheveux poussent, la peau est lumineuse, l’énergie est là. Quand elle s’épuise, tout faiblit — et nos cheveux sont souvent les premiers à nous le signaler.
Qu’est-ce qui nourrit la viriditas selon Hildegarde ?
L’épeautre, d’abord. Vous le savez si vous me lisez depuis un moment : c’est l’aliment central de l’alimentation hildegardienne. Et pas par hasard. L’épeautre non hybridé est riche en protéines de qualité — or le cheveu est constitué à 95 % de kératine, une protéine. Sans apport protéique suffisant, le corps fait des choix : il nourrit les organes vitaux en priorité, et le cheveu passe au second plan. Manger de l’épeautre régulièrement, c’est donner à votre corps les matériaux dont il a besoin.
Les épices hildegardienne jouent aussi leur rôle. Le galanga, que Hildegarde décrit dans son Physica comme « entièrement chaud, il n’y a pas de froid en lui », soutient la circulation et la vitalité générale. La cannelle de Ceylan, aux « puissantes vertus » selon ses propres mots, participe à l’équilibre global. Ces épices ne ciblent pas directement les cheveux — soyons clairs — mais elles participent à cet équilibre du terrain qui permet à tout l’organisme de fonctionner harmonieusement.
Les légumes-racines, les herbes fraîches et les premières feuilles que le printemps nous offre apportent les micronutriments que le corps ne peut pas fabriquer seul. Ils regorgent de vitamines et de minéraux qui soutiennent la régénération cellulaire.
Qu’est-ce qui épuise la viriditas ?
Le stress chronique, la fatigue accumulée tout au long de l’hiver, une alimentation trop transformée ou inadaptée à la saison, les nuits trop courtes. Autant de facteurs qui détournent l’énergie vitale des fonctions secondaires — comme la croissance des cheveux.
Vous voyez où je veux en venir ? Prendre soin de ses cheveux au printemps, dans l’esprit d’Hildegarde, c’est d’abord et avant tout prendre soin de son terrain.

Ma solution coup de cœur pour aller plus loin
L’alimentation hildegardienne pose les fondations. Mais parfois, le terrain a besoin d’un coup de pouce plus ciblé — surtout si vous sortez d’un hiver fatigant, ou si votre chute de cheveux au printemps vous semble un peu plus marquée que d’habitude.
C’est dans cet esprit que j’ai cherché longtemps un complément que je pouvais vous recommander en conscience. Je ne recommande jamais quelque chose que je n’ai pas examiné sérieusement — vous le savez.
J’ai trouvé Krynéo, et j’ai été convaincue par leur sérieux et leur approche.
Ce qui m’a séduite chez eux, c’est exactement la même philosophie que celle que je défends : agir de l’intérieur vers l’extérieur. On ne masque pas, on ne camoufle pas, on ne colle pas des paillettes sur le problème. On nourrit le terrain pour que le cheveu soit fort à la racine. C’est fondamental.
Leurs cures sont formulées avec des ingrédients naturels, dosés avec précision, et pensées différemment selon les besoins et les profils.
La cure Essential CARE
C’est la cure d’entretien et de prévention. Elle est faite pour vous si votre chute de printemps est modérée et que vous souhaitez simplement soutenir la vitalité de votre chevelure, lui redonner volume et brillance, et prévenir les carences. C’est la cure que je recommande en première intention pour une chute saisonnière classique.
La cure Intense REPAIR
Elle s’adresse à celles dont la chute est plus marquée, dont les cheveux semblent fatigués, abîmés, moins denses qu’avant. Avec ses 23 ingrédients hautement dosés, elle agit pour réparer, freiner la perte et stimuler la repousse. Une cure plus intensive, pour des besoins plus importants.
Et bonne nouvelle : Krynéo a pensé à tout le monde. Chaque cure existe en version femme et en version homme, avec des formules spécifiquement adaptées à chaque physiologie. Une belle attention.
Ce que j’apprécie aussi, c’est la possibilité de commencer par un mois sans engagement — pour tester, observer, et décider ensuite. Pas de pression, pas d’abonnement imposé. C’est rare et c’est honnête.
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Vos questions les plus fréquentes
Pas nécessairement avec la même intensité. Certaines femmes la vivent à peine, d’autres la ressentent vraiment. Cela dépend de votre terrain, de votre état de fatigue, de votre alimentation au cours des mois précédents, et de votre sensibilité hormonale. C’est aussi pour cela que deux femmes du même âge peuvent vivre cette période très différemment.
Un complément alimentaire, aussi bon soit-il, ne remplace pas une alimentation de qualité — c’est vrai. Mais je ne voudrais pas que cette vérité vous décourage d’agir. Dans la vraie vie, on ne change pas ses habitudes alimentaires du jour au lendemain. Et pendant cette période de transition, un complément ciblé peut tout à fait vous donner un coup de pouce utile, soutenir votre terrain le temps que vous trouviez votre rythme. Ce n’est pas de la triche — c’est de la bienveillance envers vous-même. L’essentiel, c’est de commencer quelque part. Si vous souhaitez aller plus loin sur l’alimentation hildegardienne, c’est justement ce que j’accompagne dans mes suivis.
Si après 8 semaines la chute ne ralentit pas, si vous observez des zones dégarnies localisées, ou si votre chute s’accompagne d’une fatigue intense, de troubles du sommeil ou de changements cutanés — consultez votre médecin pour un bilan. Ce n’est pas une alarme, c’est simplement de la prudence.

Pour conclure
La chute de cheveux au printemps, c’est normal. Quelques semaines, et ça passe — pour peu qu’on prenne soin de son terrain.
Le meilleur geste que vous puissiez faire dès maintenant : bien manger en privilégiant les aliments de saison et l’épeautre, bien dormir, et accueillir ce printemps avec douceur plutôt qu’avec inquiétude. Si vous souhaitez un coup de pouce plus ciblé, une cure Krynéo adaptée à votre profil peut être une belle aide.
C’est tout à fait dans l’esprit de ce que nous enseigne Hildegarde depuis le XIIe siècle : la nature est bien faite. Faisons-lui confiance. Et aidons-la un peu quand elle en a besoin.