ALIMENTATION SAINE SELON HILDEGARDE DE BINGEN

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Champ d'épeautre base de l'alimentation selon Hildegarde de Bingen

Peut-être ne connaissez-vous pas encore l’alimentation saine selon Hildegarde de Bingen. J’aimerais dans cet article vous en brosser quelques grands traits afin, je vous l’avoue, qu’elle puisse vous séduire ou tout au moins que vous vous disiez : pourquoi pas l’essayer ?

Est-elle une mode de plus ? Un régime à ajouter à ceux qui existent déjà ? En quoi est-elle différente des autres ? Quelle est sa spécificité ? A quoi bon changer mon alimentation ? Ne vais-je pas m’en lasser et, au bout du compte, revenir à mes anciennes habitudes ?

la santé par l’alimentation

Framboise utile pour faire baisser la fièvreMal bouffe : 20 % de l'humanité est obèseDe plus en plus de personnes de nos jours sont convaincues des bienfaits d’une alimentation saine. Pour celles qui ne le seraient pas encore, je vais vous donner 2 chiffres chocs (1) :

15 % de l’humanité souffre de la faim alors que 20 % des êtres humains sont obèses.

Ce grand écart met en évidence une situation insupportable ; je n’ai pas osé dire absurde car la vie de personnes est en jeu.

Des études de plus en plus nombreuses tendent à prouver le rapport direct entre une mauvaise alimentation et les maladies dites de civilisation (2) : diabète, excès de cholestérol, obésité, cancer, rhumatismes… Nous, naturopathes, et de plus en plus de scientifiques avec nous (3) , affirmons que les causes des maladies se répartissent ainsi :

      • 40 % mauvaise alimentation
      • 40 % mauvaise hygiène de vie
      • 10 % pollution environnementale
      • 10 % génétique

Cela revient à dire que, ni plus ni moins, de 80 % des motifs de maladies dépendent de nos comportements.

L’alimentation saine selon Hildegarde de Bingen

Fenouil, une des plantes préférées d'Hildegarde

Il suffit de taper « alimentation saine » dans la barre de votre moteur de recherche préféré pour avoir une liste monumentale de proposition pas toutes en cohérence les unes avec les autres, parfois même contradictoires.

L’alimentation selon Hildegarde de Bingen se distingue des autres sur 2 points que je trouve essentiels :

La simplicité : pas de calculs compliqués, pas d’aliments exotiques à mettre dans vos placards, pas de règles complexes à mémoriser

La joie : c’est, il me semble, un réel parti pris chez Hildegarde, même si, bien sûr, il n’est pas présenté comme tel mais plutôt comme le fruit d’une alimentation saine et équilibrée, une alimentation en cohérence avec la nature. Hildegarde s’attache à proposer des aliments dont la « subtilité », c’est-à-dire la force curative, la force subtile qui agit dans et par la plante, l’animal, mais aussi la pierre (tout ce qui est vivant) va soutenir notre santé et notre joie.

Hildegarde considère également la « veriditas », la viridité, la verdeur, qui correspond quant à elle, à la vitalité spirituelle et corporelle, à la force divine qui anime toute la nature.

On comprend ainsi que l’alimentation en tant que telle est un remède. Il n’y a pas d’un côté ce que l’on mange aux repas pour satisfaire sa faim et des recettes de remèdes pour se soigner. Tout se rejoint au service de la santé de la personne, corps-âme-esprit.

Les fondements de l’alimentation saine selon Hildegarde de bingen

Nous puisons les sources dans 2 ouvrages écrits par Hildegarde de Bingen entre 1151 et 1158 :

Le « Physica, le livre des subtilités des créatures divines ». Dans ce livre, elle décrit tous les végétaux, tous les animaux, les minéraux et les végétaux connus au XIIème siècle. Elle précise pour chacun les bienfaits ou au contraire les méfaits pour l’homme bien-portant ou pour le malade.

Le «Causae et Curae » ou “Livre des causes et remèdes”. Elle y explique notamment l’origine des maladies et donne des recettes d’élixirs, d’onguent, de tisanes…

En cela, elle est considérée comme la première naturopathe.

Entre ce qu’a écrit Hildegarde et l’essentiel de l’alimentation et de la thérapie que nous pratiquons aujourd’hui, il a fallu le travail considérable de 2 hommes.

Les trésors laissés par Hildegarde, ont été redécouverts par le Dr Hertzka à la fin de la 2ème guerre mondiale. Sa ténacité, ses études méticuleuses lui ont permis, malgré les controverses, de déchiffrer, traduire, comprendre ces 2 ouvrages. Il a trouvé en le Dr Strehlow, un allié et un ami fidèle. Tout en continuant à étudier la théorie, ils ont surtout développé une pratique auprès de milliers de malades. A eux deux, ils ont écrits de nombreux livres pratiques, nous léguant tout un savoir-faire et une riche expérience.

Mon témoignage

25 ans – Tout feu tout flamme, sans compromis : Cela fait déjà plusieurs années que je me soigne avec des produits naturels et je m’en trouve bien. Lorsque l’on a comme moi, un tempérament entier, on ne se contente pas que de cela ; on veut aller jusqu’au bout !

Alors je décide de changer radicalement mon alimentation et, sans crier gare, je deviens végétarienne. Ce régime peut très bien convenir à condition de bien savoir équilibrer ses apports afin de ne pas être carencé en acides aminés, en fer, en zinc et en vitamine B12. Cela demande un peu de connaissances et d’attention. Mais le point sur lequel je souhaiterais m’attarder est tout autre. Il y a un écueil que, à l’époque, je n’ai pas su anticiper. C’est celui de la convivialité, de la dimension sociale et familiale. Ce n’est pas un jugement que je porte ici, je donne tout simplement mon témoignage. Petit à petit, sans que je m’en rende compte, le fait de manger « différemment », d’avoir « mon » assiette, « mon » plat, très souvent différent m’a, en fait, couper des autres.

Au début, j’ai eu de la chance ; cela fascinait mon entourage. Il y a 30 ans, les régimes particuliers n’avaient pas pignon sur rue comme aujourd’hui. Et j’avoue que cette différence a, au commencement, joué en ma faveur. Cela me donnait, en quelque sorte, une certaine « aura ». Mais petit à petit, l’attrait de la nouveauté, la découverte que cela représentait pour ma famille, pour mes amis a disparu et c’est là que la distance s’est installée, que les écarts entre eux et moi se sont creusés. Petit à petit l'écart s'est creuséC’était insidieux, presque rien. Et puis un jour, je m’aperçois que l’on m’invite moins souvent et que les amis viennent plus rarement partager un repas à la maison. En fait ils se sont lassés. Je vous entends dire : « ce n’étaient pas de vrais amis », etc. Non, je ne le crois pas. Je pense que c’est plus complexe que cela. Ce que je mets dans mon assiette, la façon dont je le cuisine, la manière de le manger dit quelque chose de mes valeurs, de mes blessures aussi quelque fois ! Il est très important de comprendre cette dimension sociale et intime du partage du repas ou plutôt de la nourriture.

Pour en revenir à mon témoignage, lorsque j’ai compris l’enjeu de ce qui se jouait dans mon assiette, j’ai choisi de revenir à une certaine « normalité » et de changer mon alimentation de façon plus modérée et plus discrète.

L’alimentation selon Hildegarde de Bingen -que j’ai adoptée en 2017- est tout à fait compatible avec cette dimension d’ouverture et de partage grâce, tout d’abord, à sa simplicité. J’ai pu garder bon nombre de mes recettes en choisissant simplement les « bons ingrédients » ou en modifiant imperceptiblement la composition de mes menus. Et je dois dire que tout ce que je propose en famille ou aux amis est très sincèrement apprécié et dégusté avec joie. Du coup, ce qui est « différent », ce qui change de l’ordinaire,  est accueilli avec curiosité !

Cake aux carottes et fenouil

Pour aller plus loin avec l’alimentation sante selon Hildegarde de bingen

C’est, forte de cette expérience, que je veux vous proposer sur ce blog une méthode pour aller vers une alimentation santé, des recettes faciles, accessibles à tous. Vous verrez, je suis une cuisinière très modeste et je ne désire qu’une seule chose, c’est que l’élève dépasse le maître, selon l’expression consacrée.

Je vous souhaite une belle découverte !

 

J’espère que cet article vous sera utile et vous aura donné envie
d’aller plus loin pour votre santé et celle de vos proches !

N’hésitez pas à me poser vos questions et à partager !

Portez-vous bien, prenez soin de vous.

 

Mes sources
(1) Fédération internationale de la Croix Rouge, 2011
(2) Shimizu & Coll, 1991
(3) Food, nutrition and the prevention of cancer, a global perspective
Photos : Hans Braxmeier / Jerzy / RitaE / Hheidi / Marc Pascual / JMChardon


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