LES PRUNES DANS L’ALIMENTATION SELON HILDEGARDE DE BINGEN

Les prunes ont-elles leur place dans l’alimentation santé & plaisir selon Hildegarde de Bingen ?

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Des prunes dans mon assiette santé et plaisir ?

Les prunes dans l’alimentation selon Hildegarde de Bingen

Les prunes comptent-elles pour des prunes ? Aujourd’hui, je regarde d’un peu plus près si les prunes doivent réellement être présentes dans une alimentation santé & plaisir. Je vous parle de la place des prunes dans l’alimentation d’Hildegarde de Bingen.

Les prunes dans l'alimentation selon Hildegarde de Bingen
Les prunes dans l’alimentation selon Hildegarde de Bingen

Les prunes sont des fruits haut en couleur. Il en existe des jaunes, des vertes, des violettes et encore des rouges et des bleues ! J’en ai relevé plus de 2 000 variétés.

Les plus connues sont les Reines-Claudes bien juteuses et sucrées. Les mirabelles et les quetsches sont réservées aux desserts, notamment aux tartes et aux confitures que l’on réussit bien grâce à la richesse en pectine de ces fruits. La prune d’Ente, quant à elle, est utilisée pour les pruneaux.

Ces prunes d’origine européenne arrivent à maturité à la fin de l’été.

Il existe des prunes d’origine américano-japonaises que l’on retrouve sur nos étals dès le mois de juillet.

Valeurs nutritionnelles

Ce n’est un secret pour personne les prunes, notamment dans leur version séchée -le pruneau, sont un bon laxatif grâce, notamment, à leur teneur en fibres et en sorbitol.

Les prunes ont une haute teneur en eau, plus de 80 % ce qui les rend désaltérantes. De plus avec un rapport élevé en potassium / sodium, elles contribuent à une bonne élimination par les reins.

Les prunes sont riches en vitamines du groupe B (1-2-3-5-6-9), en minéraux et oligo-éléments (fer, potassium, magnésium).

Enfin, elles regorgent d’antioxydants !

Les prunes dans l’alimentation selon Hildegarde de Bingen

Ce tableau a l’air idyllique et pourtant il y a un « mais ». Laissons Hildegarde nous dire ce qu’elle pense des prunes :

« Le fruit de cet arbre [le prunier] est mauvais et dangereux à manger, aussi bien pour le malade que pour le bien-portant, car il excite la mélancolie chez l’homme et augmente en lui les humeurs mauvaises ; il met en ébullition tout le mal qui est en lui et c’est pourquoi il est aussi mauvais à manger pour l’homme que l’ivraie [plante toxique]. 

Toutes les espèces de pruniers, pruniers rouges, pruniers de jardin ou pruniers sauvages ont […] les mêmes propriétés dans leurs fruits. »

Physica – Livre des arbres Ch VII

Tout est dit ! Les propos d’Hildegarde sont clairs : mieux vaut s’abstenir de manger des prunes quelle qu’en soit la variété, y compris les pruneaux.

Comme bien souvent, Hildegarde modère son propos laissant à chacun, une fois bien informé, le soin de prendre sa décision : elle rajoute :

« Si quelqu’un veut en manger, il devra le faire modérément. Celui qui est bien-portant pourra le supporter, tandis qu’il fera du mal aux malades. »

Les Dr Hertzka et Strehlow citent dans leur livre « A la table de Sainte Hildegarde » (Ed. Résiac) le cas d’une de leur patiente atteinte de polyarthrite rhumatoïde ayant souffert d’une violente crise de douleurs après avoir mangé une tarte aux quetsches.

Quand le prunier vient à notre aide

Dans ce même chapitre, ainsi que dans d’autres passages du livre des Causes et Remèdes, Hildegarde donne la recette de plusieurs préparations capables de soulager quelques désordres de santé.

Je cite ici uniquement celui que l’on peut se procurer facilement auprès des fournisseurs de produits hildegardiens. Il s’agit de la lotion à la cendre de prunier dont j’ai déjà parlé dans l’article ci-dessous. Je vous laisse le découvrir.

En conclusion : les prunes dans l’alimentation selon Hildegarde de Bingen

Les prunes comptent donc bien pour des prunes ! Mais au fait d’où vient cette expression ?

Au XIIème siècle, les Croisés rentrent de Damas défaits, rapportant de leur expédition des pieds de pruniers. Le roi Louis VII à qui ils racontent la triste mésaventure se serait écrié : « vous êtes donc allés là-bas pour des prunes ! »

 A la lumière de toutes les informations que je viens de vous partager, reste à chacun de décider ce que sa constitution
et sa santé lui permettent !

Vous connaissez des personnes atteintes de maladies inflammatoires, articulaires, de désordres intestinaux, partagez-leur cet article !

N’hésitez pas à me laisser votre question en commentaire et je vous répondrai avec plaisir ! Surtout n’oubliez pas de vous abonner à ma chaine YouTube et à ce blog pour être informé dès que votre réponse paraîtra !

Signature de Christine Labbé Naturopathe
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5 réflexions sur « LES PRUNES DANS L’ALIMENTATION SELON HILDEGARDE DE BINGEN »

  1. Merci pour ces prunes!
    Perso, j’en donne à mon chien quand il a abusé de la nourriture ;)!
    Que penses-tu des prunes “sauvages” ?
    Merci 😉 !

    1. Sainte Hildegarde précise bien que c’est pour toutes les prunes ! Désolée 🙂 Qu’il ne faut pas confondre avec les prunelles fruits du prunellier, mais là c’est une autre histoire que je raconterai bientôt !

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